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Les consciences se réveillent



Les consciences se réveillent, les esprits se souviennent, halte à la répression !

Trop tôt tu as quitté cette terre, ne laissant derrière toi qu’indignation…

Par un matin de septembre, en l’an 1964, insidieusement tu fus exécuté,

Sans aucun témoin, ni procès, tes bourreaux odieusement t’ont assassiné !

Après avoir subi les affres d’un cachot oranais, où tu endurais les pires traitements,

Le silence, la pénombre, le froid et la faim t’infligèrent leurs noirs châtiments.

On t’a humilié, mal traité, à six mètres sous terre tu t’efforçais de résister,

Alors que ton corps luttait, ton esprit, ton être étaient littéralement bafoués.

Le brillant Officier qui servait son pays a été affublé de tous les qualificatifs,

Tantôt réactionnaire, traître ou dissident, quel ramassis de termes dubitatifs !

Parfois je songe à ce village d’Oumache qui t’a vu naître, à tes proches qui t’entouraient,

A cette soif de connaissance qui était tienne, à ton engagement au sein de l’Armée.

Ta famille depuis longtemps s’interroge sur ta disparition, afin de parfaire son travail de deuil,

Les citoyens algériens prétendent à la vérité, l’heure est aux aveux sans aucun écueil !

S’il est vrai que la vérité et la justice assurent la grandeur d’une nation, en toute circonstance,

J’ose espérer que les langues se délient, qu’un hommage national te soit rendu avec  bienfaisance 

Il est temps de te rendre, Mohamed Chaabani, ta dignité, de bousculer l’histoire,

De lever l’opprobre longtemps jetée sur toi, de faire notre Devoir de Mémoire !

Chris Deb



 



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