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Eux...  et… Lui





 Eux, Ils avaient fait allégeance à la France et lui avaient promis de la servir mieux que ses propres enfants.
 Lui. Il vivait sa présence comme une honte et était prêt au sacrifice pour la faire partir.

 

 

Eux. Ils  étaient des fils de Ben El Caïd et de Ben chérif et se comportaient comme « des Caïds et des sheriffs».
 Lui. Fils d’un père respecté auprès de qui les humbles trouvaient gîte et nourriture.

 

Eux. Depuis longtemps déjà et de père en fils étaient au service de leur mère patrie : la France.
 Lui. Il avait vu son père jeté en prison pour ne pas avoir obtempéré aux ordres de Bengana.

 

 

 Eux. A partir de rien, ils avaient construit leur fortune et leur palais sur le dos des Algériens.
 Lui et les siens naguère prospère ont tout perdu pour leur pays et son peuple.

 

 

  Eux. Ils avaient accès à l’éducation et avaient droit d’approcher les colons, de manger même des restes  dans leurs … cuisines.
 Lui. Il fit ses premières études dans des écoles coraniques et se nourrissait de dattes et de petit-lait.

 

Eux. On leur a donné une formation militaire à Saint Cyr et autres académies françaises.
 Lui. Un disciple de Ben Badis, il avait poursuivi ses études  à Constantine pour côtoyer ses étudiants et ses ulémas (savants).

 

 

Eux. Ils avaient appris la Marseillaise très tôt, ils l’avaient tétée au biberon.
 Lui. Il avait appris Chaâbou el Djazaîr mouslimoun.

 

Eux. Dès le déclenchement de la lutte armée, ils ont répondu présent pour casser du « fellaga ».
 Lui. Il mena  avec d’autres jeunes  et avec des moyens de fortune, une opération commando  contre  une position ennemie.

 

 

Eux. Dès qu’ils ont senti  que le vent à commencé à tourner, ils ont tourné casaque.
 Lui. A la première occasion, il rejoignit le maquis.

 

 

Eux. Ils disaient de lui que c’était un intrus et qu’il était inconnu dans le bataillon.
 Lui. Compagnon  de Si El Haouès, était  connu et respecté de tous à Boussaâda, M’Sila, Djelfa, et autres contrées du Sahara.

 

 

Eux. Ils envoyaient leurs femmes et leurs enfants en France à chaque fête et aux frais de l’Algérie « libre et indépendante ».
 Lui. Il fit un seul voyage à l’étranger, et ce fut à Gaza.

 

 

Eux. Ils étaient prêts à offrir leur service à tout putschiste pourvu qu’ils soient servis en retour.
 Lui. Il voulait que les rangs de l’armée soient épurés de ses ex. Serviteurs de l’armée française.

 

 

 Eux. Ils ont assassiné  le rêve algérien après l’avoir assassiné, lui (Chaabani) l’authentique  moudjahid.
 Lui.  Il aurait certainement préféré subir ce sort plutôt que de voir ces charognards dépecer l’Algérie.

 

 

 

 Eux. Une fois partis, ils sont vite oubliés comme on a envie d’oublier un affreux cauchemar.
 Lui. Quarante, cinquante … un siècle après sa tragique disparition, il est toujours dans nos cœurs, comme Amirouche, Si El Haoues, Krim Belkacem, Khider …

 

 

Malik neveu du colonel

 

Colonel Mohamed Chaabani Web Site