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La responsabilté de Mohamed Harbi dans la mort de Chaabani.




LA VOIE DU SALUT

Pour toute révolution, le problème essentiel est de briser la volonté, de le contraindre par le recours a des moyens matériels à accepter le nouvel ordre social.
Sans cela aucune révolution ne peut se maintenir. C’est en ce sens qu’on peut dire que la violence appartient à l’essence même de la révolution. S’il advenait qu’on veuille l’éviter, l’ennemi l’impose.  Telle est la leçon à tirer de l’expérience de notre pays, hier et aujourd’hui.
Cette leçon, il faut la tirer non seulement en réclamant  au peuple la vigilance, mais aussi et surtout  en le mobilisant et en lui donnant des armes pour se battre aux cotés de l’armée et des forces de  sécurité. Contre les forces liées au néocolonialisme, la conquête du pouvoir a pu se faire au prix de  légères pertes. Compromises par le cour et l’issue de la guerre de libération,  leur paternalismes à l’égard des masses, elles ne purent opposer qu’une faible résistance à la révolution.
Mais depuis les Décrets de Mars, elles ont utilisés nombre de moyens pour dévier le cours de la lutte  et sonner le rassemblement des forces hostiles au socialisme. Leurs échecs successifs et leur  absence de répondant au sein des masses, d’une part, l’effort de clarification idéologique et politique  entrepris lors du récent congrès du Parti, d’autre part, les a poussées dans leurs derniers  retranchements.
Elles se démasquent et apparaissent au grand jour. L’équipée de Chaabani voulant jouer les  proconsuls romains, la dernière déclaration de Khider, la campagne d’intoxication et de rumeurs  développée par des éléments contre-révolutionnaires, tout concourt à prouver l’existence d’une  conjuration derrière laquelle ils se profilent les intérêts de l’impérialisme, de la bourgeoisie et de la  réaction.
La révolution est dévoreuse d’illusions, car elle pose carrément toutes les questions politiques. Pour la continuer, affermir le pouvoir des masses laborieuses et entreprendre des réformes socialistes  nécessaires, il faut briser par la violence toutes les tentatives de la contre-révolution et de ses alliés  déguisés ou ouverts. Là est la voie du salut pour notre pays comme pour notre peuple.
Que le 5 juillet, fête de l’indépendance, soit placé sous le signe de la chasse a la contre-révolution.
MOHAMMED HARBI
4 juillet 1964 révolution africaine


L’AUDACE EST PAYANTE
Le président Ben Bella, après la réunion extraordinaire du bureau politique, a porté a la connaissance des militants et du peuple algériens le coup sérieux subi par la contre-révolution , en déclarant « le traitres Chaabani, Saci Hocine, viennent d’être arrêtés a la suite d’une action menée par les forces de l’ANP à laquelle le BP rend un vibrant hommage.
La fin prévisible de l’odyssée des aventuriers appelle un certain nombre d’enseignements.
La presse étrangère parlant des «  légions  » du « nouveau seigneur du désert », évaluait leurs  effectifs à six, voire 10 milles fusils. La petite bourgeoisie prompte à adhérer aux « vérités » d’au delà  de la Méditerranée, surenchérissait, sur la place d’Alger, avec un doux frisson de terreur. Comment,  dés lors, la rapidité avec laquelle s’est écroulée l’entreprise criminelle ? En réalité, de qui est mis en  relief c’est l’absence totale de bases populaires des aventuriers féodaux. L’isolement dans lequel ils  se sont trouvés nous montre que les féodalités ne doivent pas être surestimées. Leur force est à la  mesure des hésitations qu’elles rencontrent. L’audace est payante ; et, parce qu’elle est payante, elle  doit se poursuivre sans répit ni pause. Le grand succès d’hier doit être exploité.  Le pouvoir révolutionnaire ne doit pas laisser s’émousser sa rigueur. Ainsi seront créées les conditions nécessaires à l’application TOTALE INTEGRALE du programme du Congrès, et sera radicalisée la situation.
Cependant il serait grave de réduire le problème de la contre révolution et des féodalités qui minent  l’unité nationale à l’épisode Chaabani. Par delà la triste personne des aventuriers vaincus, il faut  chercher les racines du mal pour les extirper. Tous les dessous du complot, toutes les ramifications  doivent être mis en lumière. Aucune complicité ne doit échapper et le peuple a le droit de savoir  parce que c’est lui qui était visé par ces entreprises et qu’il exige le châtiment.
La victoire sur les ennemis de l’Algérie socialiste est liée au développement de l’action des masses.  Celles-ci ont manifesté avec éclat leur confiance dans le Parti.
C’est l’esprit de parti qui a animé les militants du Sud et qui a laissé misérablement seule, la bande à  Chaabani. C’est l’esprit de parti qui liquidera tous les contre révolutionnaires affirmés ou encore  camouflés.
MOHAMMED HARBI
11 juillet 1964- Révolution africaine-  n 75



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