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AHMED BENCHERIF CROISE LE FER AVEC OMAR SAKHRI
« Un crime de guerre commis après la révolution resté impuni depuis… 45ans ! »

La wilaya VI fut dissoute en 1958 par le CCE. Son territoire fut alors divisé entre la wilaya I et la wilaya IV. En 1959 Chaabani et ses hommes tendirent un traquenard à de valeureux moudjahidine et les assassinèrent- ils s’agit de Tayeb Djoghlali, Si Khaled, Si El Mokhtar et huit autres compagnons de la wilaya IV (que Dieu les accueille en Son vaste Paradis). Dans la région de Boussaâda, le capitaine Chaabani est entré en dissidence jusqu’au cessez-le-feu. Après le cessez-le-feu, Houari Boumediene, alors chef d’état-major, dépêcha Kantar Mohamed qu’il élève au grade de commandant pour négocier avec le capitaine Chaabani. En dépit de toute logique, il promit le grade de colonel pour lui et le grade de commandant pour ses cinq adjoints après le retour à la légalité et ceci dans le seul but de disposer de cinq voix en prévision du congrès du C.N.R.A. Le capitaine Chaabani sauta sur l’occasion. Tout au long de notre guerre de libération qui a été à l’origine de l’indépendance de plusieurs peuples, le discours des responsables civils et militaires était un discours de propagande de combat- y compris les dénégations relatives à la responsabilité de certains massacres (Mellouza). Aujourd’hui, le peuple algérien a atteint une certaine maturité qui lui donne le droit élémentaire d’accéder à la vérité. Toute la vérité. Que ceux qui ont participé de près ou de loin de à l’histoire de notre pays sachent qu’ils leurs incombe d’apporter leur témoignage sans chercher ni à embellir ni à avilir, ni à escamoter les faits. C’est la vérité qui grandit la lutte du peuple algérien pour son indépendance. La reconnaissance du massacre de Mellouza est une déclaration responsable d’un peuple responsable. Un autre massacre a eu lieu après le cessez-le-feu à Charef (Wilaya de Djelfa), où plus de 750 djounoud messalistes furent égorgés, sur ordre de Chaabani, et ce après que l’aman leur fût accordé devant plusieurs milliers de gens de la région. Il en fut de même pour plusieurs centaines de civils de différentes régions de l’ancienne préfecture du Titteri. Ce crime de guerre a été un tabou que personne n’osait évoquer pour ne pas porter atteinte à la Révolution, croyait-on. Cependant, la justice divine a sanctionné le coupable de la même peine. En effet, Chaabani entre en dissidence et prend le maquis dans les régions de Boussaâda et Biskra avec ses compagnons (dont Omar Sakhri) suite à un différend avec le président Ben Bella, il fut capturé par l’ANP et présenté à la justice militaire. Parmi ses compagnons, Hocine Sassi a été rapidement libéré en raison de son jeune age et Sakhri Omar qui gérait les finances est parti avec le magot sans être inquiété. Chaabani fut dégradé et rayé des contrôles de l’ANP par décret présidentiel du 02/06/1964. le tribunal présidé par Zertal l’a condamné à la peine capitale. Il fut exécuté conformément au décret 64/201 du 07/07/1964. Quant aux divagations de Omar Sakhri, devenu homme de main de Abadou, que sait-il de la révolution ? Les moudjahidine ne connaissent son nom que depuis l’indépendance. Quel combat a-t-il mené ou à quel accrochage a-t-il participé contre une troupe armée ? Les seuls combats qu’il a engagés avec ses compagnons sont contres les jeunes intellectuels algériens qui avaient rejoint l’ALN et qu’ils les ont massacrés. Maintenir indéfiniment au pouvoir la médiocrité, c’était leur credo. Omar Sakhri évoque imprudemment le traître Bellounis ! J’ai raconté son itinéraire depuis les montagnes de Kabylie jusqu’au giron du général Katz, dans mon livre " Parole de Baroudeur " Cependant, il faut préciser que Bellounis a commis ses méfaits dans le térritoire de l’ex wilaya VI et ce sont les commandos de la wilaya IV qui ont réussi à noyauter son armée et ont fini par l’exécuter.
L’affaire du voile : (Cf déclaration de Sakhri Omar)
Que ceux qui ne me connaissent pas ou qui ne m’ont jamais approché interrogent les djounoud de n’importe quelle région d’Algérie. Ces djounoud confirmeront qu’il n’est pas du tout dans le caractère du colonel Bencherif de se cacher derrière un voile. Sakhri a inventé un tas de mensonges laissant entendre qu’il a joué un rôle important en me proposant de rejoindre la wilaya VI/ C’est faux ! La rencontre Ben Bella – Khider - Sakhri - Bencherif ne s’est passé que dans son imagination. En déclarant que le colonel Bencherif était un bâton entre les mains de Boumediene pour frapper l’âme de la Révolution, on se demande où se situe la Révolution et son âme ?
Mais là où l’analyse historique frise le ridicule, c’est lorsque Sakhri, reconnaissant que Bencherif, " alors commandant dans l’armée française ", rejoint le maquis en 1957 et que " les grandes familles avaient fait un investissement en envoyant leurs fils au maquis, en cas de victoire de la Révolution ", c’est prêter ces familles, non pas une vision claire à long terme, mais… de la prophétie ! Les voix des vrais moudjahidine deviennent inaudibles tant la cacophonie de la pléthore des faux moudjahidine est omniprésente pour éteindre toute revendication tendant à la restauration de la vérité. Ainsi, les détracteurs sont soit des faux moudjahidine, soit des irresponsables qui ont signés des attestations de complaisance et craignent que la vérité ne leur éclate à la figure !
Journal Le Courrier d’Algérie du 29 avril 2007


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